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UNE AFFAIRE SÉRIEUSE Le baseball gagne en popularité 1881-1894
Au tournant des années 1880, le baseball à Montréal est toujours moins populaire que la crosse, sport national canadien de l'époque. Les joueurs qui le pratique sont principalement anglophones, bien que quelques peu nombreux francophones participent aux compétitions sportives. Le baseball jouit cependant d'une popularité incontestée parmi les étudiants des collèges classiques de Montréal. De nombreux autres collèges des environs de Montréal suivent leur exemple et se dotent de clubs de baseball. Aucune structure formelle existe comme c'est le cas aux États-Unis. Les ligues sont inexistantes, les clubs préférant demeurer indépendants pour se lancer des défis entre eux.
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Des étudiants du collège Sainte-Marie de Montréal jouant à la balle à la fin du 19e siècle.
Students of St. Mary's College in Montreal playing ball sometime during the late 19th century. |
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Le baseball entre lentement mais sûrement dans les moeurs des montréalais. Ainsi, la réputée Montreal Amateur Athletic Association (MAAA) décide de créer un club de baseball et de commanditer une nouvelle ligue, la Montreal Amateur Base Ball League au sein de laquelle son club joue avec les Beaver, Gordon et Clipper, trois clubs déjà bien connus des amateurs montréalais. Cependant, le baseball ne pouvait toujours pas faire concurrence avec la crosse et la ligue a cessé ses activités en 1888 en même temps que le club de la MAAA. La longévité des clubs formés à cette époque est fort variable. La plupart ne survivent que le temps d'une saison.
Montréal obtient sa première chance dans le baseball professionnel organisé américain alors que l'équipe de Buffalo de la Ligue internationale déménage en ville au mois de juin 1890. Composé uniquement de joueurs américains inconnus de la population montréalaise, l'équipe quitte une semaine plus tard pour Grand Rapids au Michigan. Peu de temps après, l'équipe d'Hamilton, en difficulté financière, est assignée par la ligue à terminer sa saison à Montréal. La ligue cesse ses opérations quelques semaines plus tard. L'équipe n'avait gagné que trois fois en neuf rencontres et n'avait attiré qu'un nombre limité de spectateurs.
Arrivent les professionnels >
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MORE THAN JUST A GAME Baseball gains in popularity 1881-1894
Baseball's popularity in Montreal at the beginning in the 1880s still trailed that of lacrosse. Ball players were mainly English-speaking yet a minority of French-Canadians also participated in the sport. Baseball was very fashionable, however, among students of the several classical colleges of the city and many clubs were created by them. These wer for the most part bilingual. Most of the colleges around Montreal also had their club at that time. No formal structure was in place in Montreal as it was the case in the United States. Baseball leagues were rarities as clubs preferred to remain independent in order to play one-another in a challenge format.
By 1886, baseball slowly made its way into everyday life of Montrealers. For example, the prestigious Montreal Amateur Athletic Association (MAAA) created a baseball club of its own. It also sponsored a new league, the Montreal Amateur Base Ball League in which its club played along with the Beaver, Gordon and the Clipper clubs, all fixture on the Montreal baseball scene for quite some time. Baseball could still not compete with lacrosse and attract as many followers to ball games so the league failed in 1888 along with the MAAA'S ball club. Several of the newer clubs didn't last very long either. Most survived for only one season.
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Le terrain de crosse des Shamrocks où fut disputées en 1890 les parties des clubs de Montréal de la Ligue internationale.
The Shamrock Lacrosse Grounds where two Montreal clubs clubs of the international League played their games in 1890. |
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Montreal got a first chance into American professional baseball when a team from Buffalo of the International league moved in the city in June of 1890. Exclusively composed of American players unknown in Montreal, the club moved away to Grand Rapids, Michigan a week later. Soon after, the financially strapped Hamilton club was assigned to Montreal by leaders of the league. Unfortunately, the league folded within two weeks leaving Montreal with a team that had won only three times in nine games and had attracted only a handful of spectators. Montreal's first attempts at Organized Baseball were thus failures.
Professionalism takes hold >
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